J’avais averti en créant mon blog que certains billets seraient plus légers et que d’autres seraient plus sentimentaux. Après une visite trop courte à Montréal, vous pouvez deviner dans quelle direction je me dirige avec celui-là. Par où commencer... Je suppose que je peux commencer par mes impressions en arrivant à l’aéroport. Après une rafale de questions par le premier douanier, j’ai eu droit à une rencontre avec un deuxième. Qu’est-ce que vous faites en Guinée ? Pourquoi travaillez-vous là-bas ? Quel est votre quotidien en Guinée ? Depuis combien de temps ? Comment avez-vous trouvé cet emploi ? Vraiment, si j’avais eu quelque chose à cacher, j’aurais été inquiet ! Ok, donc, les sentiments vécus… Le premier a été le bonheur de voir mon bon ami qui m’attendait. Le deuxième a été de constater que même si on ne s’était pas vu pour un an, c’était comme si on s’était vu la veille. En sortant de l’aéroport, c’est le choc de voir l’organisation, la signalisation routière bien suivie, les arbres, le gazon bien coupé, l’absence de déchets. Même l’échangeur Turcot m’a semblé beau ! Mais tout ça fait peur aussi. Tout est trop familier. Tout est trop ‘normal’. Comme si je n’étais jamais parti. Comme si, quand je vais revenir, je vais oublier rapidement c’est quoi mon ‘autre vie’. Mais en même temps, je me rassure. Ma vie en Guinée m’a changé comme individu. Et ça, c’est pour toujours. Je ne peux pas expliquer ce que je vie ici autant que je le voudrais. Parce qu’il faut le vivre pour le comprendre. À chaque jour depuis plus de 3 ans. Comme un trésor que je garde en partie pour moi et que je chérie profondément. Montréal est belle, mais elle ne peut pas m’enlever cela. Cette pensée me rassure même si l’impression peut sembler inquiétante. Puis on a fait la fête le vendredi. Puis on a fait la fête le samedi. Puis la famille le dimanche. Puis une autre fête le lundi. Puis, puis, puis… Puis le temps de repartir est arrivé. Il y a pleins de gens que j’apprécie beaucoup que je n’ai même pas pu croiser. D’autres que j’ai croisé, mais beaucoup trop rapidement. Ma visite a été un peu comme un tease. Elle me laisse un drôle de goût. Mes batteries ‘famille et amis’ sont rechargées. Ça a été une super-charge. Mais pourquoi cet étrange sentiment ? Certainement parce que j’aurais voulu passer plus de temps avec vous. Certainement aussi parce que, comme je l’avais déjà écrit, il y a des avantages et des sacrifices à faire pour vivre comme je le fais. Et de quitter des gens que j’apprécie aussi rapidement est clairement un des grands sacrifices. J’ai été content de voir vos beaux projets et votre joie de vivre. Je réalise que je suis entouré de gens positifs et c’est motivant. Pour certains, tout bouge, tout change. Pour d’autres, c’est la routine bien établie. Dans les deux cas, on discute, on partage, on échange. Comme si on était tous ensemble hier. Et c’est ça qui, malgré le très grand manque de sommeil, recharge mes batteries.
Je fonctionne par projet. Depuis toujours, pour toujours. Alors quand je reviens en Guinée, c’est pour me plonger dans ces projets. Je ne me détourne pas de vous et je ne m’éloigne pas. Pas en pensées en tout cas. Je suis extrêmement chanceux d’être entouré de gens extraordinaires. Et j’apprécie ce privilège chaque jour. J’ai aussi la grande chance d’être entouré de gens d’exception à Kamsar alors je suis entre bonnes mains ! Dire au revoir n’est pas facile. Ce ne l’est jamais. Mais ça me solidifie dans mon intention de mener à bout mes projets. Ce n’est pas vrai que je vais à l’autre bout du monde pour aller regarder la télé et manger des chips. Bon, j’aime les chips, mais vous voyez l’idée. Pas de temps à perdre. Hop hop. Dire au revoir aux amis et proches… Le cœur gros. C’est un peu comme se sentir sur le bord d’un ravin. Je ne vais pas tomber, mais tout l’effet est là. J’ai droit à 3 valises. Qui veut se cacher dans une ? Puis dire au revoir à ma mère à l’aéroport… Pas facile. Même après toutes ces fois. On se reverra plus tôt que tard, mais ‘tôt’ est un terme relatif quand on est expat. Je pense que le moment le plus difficile, c’est quand je me retourne pour aller vers le contrôle douanier. C’est le moment où je me sens le plus loin de tout. Ma maison au Canada n’est plus là. Ma maison en Guinée est lointaine aussi. Je me dis : I’m on my own now. Puis je me dis : Non, je ne suis pas seul. Je suis entouré de gens exceptionnels. Puis je reprends un peu de courage. Et je repars vers ma maison. Et je repars vers d’autres aventures. Et je repenserai 1 million de fois à vous. Chaque jour. Je vous embrasse ! Nic
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9/5/2016 10:11:40 pm
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November 2014
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