Petit billet pour dire que je suis bien rentré. Depuis mon retour, ça a été la course avec les médias, mais aussi très occupé avec la famille et les amis. C'est bon d'être de retour à Montréal. Surtout après 4 ans à l'extérieur. Le sentiment est bon. J'ai pleins de projets que je veux réaliser. Un de ces petits projets que je voulais faire était de mettre en ligne ma vidéo qui présente où j'étais dans les 6 mois qui ont précédés mon expédition à l'Everest. C'est maintenant chose faite. Je vous le présente ici: Dans les projets qui me tiennent à coeur, il y a aussi un site photographique de gens de partout autour du monde avec une courte histoire de ces personnes. J'ai débuté ce projet il y a quelques mois alors je vais m'y consacrer pour voir où tout cela peut mener. J'ai envie de partager la diversité humaine. Une photo à la fois ! Every person from every horizon has a story to tell. The Earth has an amazing diversity. Let's share it. onebigclan.com Sur facebook: https://www.facebook.com/onebigclan Sur Instagram: https://instagram.com/onebigclan/ Les conférences sont aussi adaptées pour maintenant tenir compte de ce qui s'est passé au Népal quand j'y étais. Vous voulez du contenu à couper le souffle ? C'est garanti dans mes présentations !
Je vous embrasse ! Nic (le montréalais)
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English version below. Je suis à Katmandou. C’est ma dernière nuit ici. J’entends les voitures passer dans la rue et des chiens aboyer. Après tout, cette ville va me manquer. Je me reprends… Ce pays va me manquer. Comme vous le savez tous, la dernière semaine a été difficile. Évidemment difficile à cause de la fin de notre expédition sur l’Everest, mais surtout difficile sur le plan humain. C’est une douleur qui prend du temps à digérer. Ce sont des blessures qui vont évidemment cicatriser, mais il faudra que la poussière retombe en premier. Chaque chose en son temps. Et de voir les gens que j’aime m’aidera à accélérer ce processus. J’ai vu dans la dernière semaine plus de misère que je pensais. J’ai vu des dizaines et des dizaines de maisons détruites. Pour beaucoup de gens, tout a été perdu. J’ai vu des rêves se briser. J’ai vu des gens qui ne pourront jamais retourner chez eux. Mais j’ai vu quelque chose d’extrêmement fort aussi. J’ai vu des gens formidables qui ne se laissent pas effondrer. J’ai appris à connaître et à me lier à un peuple fabuleux que rien ne peut arrêter. C’est une force admirable. Les pierres tombées seront replacées. Les blessures seront pansées. Les Népalais résistent à tout. Ils sont donc le sujet de mon dernier billet de cette expédition. Les photos et les vidéos de maisons endommagées et détruites sont pour moi moins intéressantes que les sourires des Népalais. Les visages et le courage de ce peuple sont pour moi plus touchants que la pierre des bâtiments. Chacune des photos ci-dessous a été prise après le séisme. Comme quoi la vie est plus forte que tout. Comme quoi un sourire vaut mille mots. Hommage à un peuple extraordinaire. Prochaine étape : Le retour vers la maison. Je quitte Katmandou demain. Si tout se passe comme prévu, je serai à Montréal samedi. En constatant tout le chemin fait et les expériences vécues dans les dernières 5 semaines, c’est comme si j’étais déjà un peu à la maison. Et ce sentiment est super ! I’m coming home ! Je vous aime ! Nic I am now in Kathmandu. It’s my last night here. I hear the cars in the street and some dogs barking. After all, I will miss this city. Let me re-phrase that : after all, I will miss this country.
As you all know, the last week has been very difficult. Of course, that is partly because of the cancellation of our Everest expedition, but it has been above all difficult on a human basis. It’s pain that takes time to be digested. Those wounds will of course cicatrize, but the cloud has to settle first. Each thing in due time. And to see the people I love will help accelerate the healing process. I saw in the last week more misery than I thought. I have seen dozens and dozens houses destroyed. For many people, everything has been lost. I have seen dreams being crushed. I have seen people that will never be able to return home. But I have seen something extremly great too. I have seen amazing people who do not let themselves down. I have had the priviledge to learn and commute with amazing people that nothing can stop. An admirable strenght. The fallen rocks will be replaced. The wounds will be healed. Nepalese people have an amazing Country. They are resilient and never give up. That is why they are the subject of my last blog post of this expedition. The photos and videos of damaged or destroyed houses are not as interresting as the smile of Nepales people. The faces and the courage of Nepalese people is for me more touching than the rocks of the buildings. Every photo has been taken after the earthquake. It’s the proof that life is stronger than everything else. It’s the proof that a smile is worth more than a thousand words. Tribute to extraordinary people. Next step : Going back home. I will leave Kathmandu tomorrow. If everything goes according to plan, I will be in Montreal Saturday. When I look at all the path covered and the experiences lived in the last 5 weeks, it’s almost as if I am already a little bit home. And this feeling is great ! I’m coming home ! Love you all ! Nic English version below C’est le temps. Dernier billet en direct de la vallée de l’Everest. C’est rempli d’émotions. C’est difficile. Nous sommes restés au camp de base pour quelques jours. Nous avons fait ce que nous pouvions pour aider un peu, puis nous nous sommes préparés à partir. L’expé était terminée, donc nous n’avions plus de raison d’être là. Puis nous sommes partis vers la vallée. Les pas étaient lourds. Ce n’était pas facile. Puis, nous sommes arrivés au monument qui marque le camp de base de l’Everest. Tout le monde était en silence. Nous avons regardé le Icefall derrière. Nous pouvions voir les quelques tentes qui restaient. Ce fut le moment où j’ai réalisé que c’était terminé, pour vrai! Il n’y avait pas de retour en arrière. Tant de choses se sont passées dans les derniers jours. Tout a basculé tellement rapidement. En un instant, cet endroit qu’on appelait maison est devenu froid et hostile. C’était le temps de partir. Le long du chemin, nous avions plusieurs points de vue sur la vallée et sur le camp de base. Chacun s’arrêtait à différents endroits pour se recueillir. C’était un processus difficile. Je me suis arrêté à un point de vue qui m’offrait un panorama magnifique sur la vallée entière. Dans ma tête, c’était décidé. C’était mon dernier moment pour regarder vers le camp de base. Ensuite, j’allais me retourner, continuer mon chemin et je n’allais plus regarder derrière. J’allais évidemment continuer d’y penser, mais je n’allais pas me retourner. La page se tournait. Il fallait vivre la coupure. Il n’y avait pas d’autre façon de faire. Est-ce que je devais être content ? Déçu ? Je n’ai pas eu la chance de monter au sommet de l’Everest. Mais j’ai eu le privilège énorme d’être sur mes pieds et de marcher pour quitter la vallée. Un privilège que trop de gens ont perdu dans les derniers jours. Le sentiment est étrange. La vie prime, c’est certain. Je réalise que j’ai vécu quelque chose de très difficile, mais au bout de la ligne, je suis en santé. Ça vaut évidemment plus que n’importe quel sommet. Je me suis retourné. J’ai repris ma marche. J’ai essuyé mes yeux mouillés. J’ai décidé que j’allais sortir de la vallée, puis du pays. Puis que j’allais revenir à Montréal. Mes pensées sont là maintenant. J’ai plein de projets en tête. Parce qu’après tout, c’est ça la vie! Et j’ai hâte de tous vous voir. Sur le chemin, nous avons croisé les monuments qui remémorent ceux qui sont tombés pour toujours sur l’Everest. Il y a plus de 200 personnes qui, au fil des années, ont eu moins de chance que moi. Un autre moment de recueillement. Dans les derniers jours, nous nous sommes rapprochés du point de départ. Il y a actuellement près de 1,500 personnes qui attendent pour prendre les petits avions de Lukla, alors il ne nous sert à rien d’y aller directement. Nous sommes bloqués pour un bout de temps, alors aussi bien aider comme on le peut. Nous sommes présentement à Phortse, le village de la majorité de nos Sherpas. Nous aidons à déplacer des roches sur les maisons qui ont été détruites ou endommagées. Ce n’est pas grand-chose, mais 30 paires de bras de plus pour quelques jours ne font pas de mal. Je ne sais pas quand je vais quitter la vallée, mais au moins, nous avons de l’eau, de la nourriture et des tentes. Le défi est maintenant rendu logistique. Je suis en sécurité au moins. C’est ce qui compte. Le reste va s’arranger avec le temps. Je vous redonne des nouvelles dès que je le peux… Idéalement d’ici une dizaine de jours quand je serai en transit pour venir vers Montréal. Je vous embrasse, je vous aime ! Nic Last blogpost sent from the Everest valley. It’s full of emotions. It’s difficult.
We stayed at base camp for a few days. We did what we could to help a little bit, then we got ready to leave. The expedition is over so there is no reason for us to be there. Then we left for the valley. Our feet were heavy. It was not easy. I arrived at the monument marking the official EBC. Everybody was quiet. We looked at the icefall behind. We saw the few remaining tents. It’s like the symbol that makes you realize it’s over for real. There is no coming back. So many things happened in the last few days. Everything has changed so rapidly. And in one quick moment, this place we used to call home has now became cold and hostile. It’s time to leave. Along the way, we had many view points over the valley and EBC. Everybody stopped when they wanted. It’s a moment of self peace. A difficult process. I stop at an outstanding panorama offering views of all the Khumbu valley. In my head, it’s decided. It’s my last moment to look at base camp. Then, I will turn away and continue on my way without looking back. The page is turning. We have to make the cut. There is no other way. Should I be happy? Sad? I did not have the chance to climb to the summit of Mt. Everest. But I have the great priviledge of being on my feet to walk away. A priviledge too many people lost in the last few days. The feeling is strange. Life is more important, of course. I realize that I have lived through something difficult, but I am healthy. That is, of course, worth infinately more than a summit. I turned. I started walking again. I dried my wet eyes. I will leave the valley, then the country. And I will return to Montreal. My thoughts are there now. I have a lot of projects in my head. Because, after all, this is life. And I can’t wait to see you all. On the way, we passed the monument commemorating the many who fell on Everest. Over the years, more than 200 people were less lucky than me. Another moment for self peace. In the last days, we got closer to the starting gate. There is more than 1,500 people waiting for a flight in Lukla. It’s useless for us to go there right now. Everything is stuck, so we thought we might find a way to help a little. We are currently in Phortse, the village where most of our Sherpas are living. We help move rocks from the houses that were dammaged or destroyed. It’s not that much, but 30 pairs of arms for a few days won’t do harm. I don’t know when I will be leaving the valley, but we have water, food and tents. The challenge is now a logistics one. I am secure. That’s what’s important. The rest will be okay with time. I will send back news when I can… In a perfect case scenario, in about 10 days when I will be in transit to come back to Montreal. I love you all ! Nic |
Nic DumesnilPour me suivre dans mes voyages, mes expéditions, mes aventures et mes projets. Archives
October 2022
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