English version below Les journées passent vite. C’est paradoxal. On pourrait penser que de faire du camping tous les jours, pendant des semaines et des semaines, fait en sorte que le temps passe de plus en plus tranquillement. Pourtant, c’est tout le contraire ! Peut-être aussi parce qu’il y a tellement de nouveautés et de défis que les journées de repos sont vues comme une bonne récompense. Dans tous les cas, je suis au EBC depuis 2 jours et je m’installe de plus en plus confortablement dans ma nouvelle maison. Depuis le dernier billet, on a quitté le EBC pour redescendre dans la vallée. On est retourné au camp du Lobuche, mais cette fois avec l’intention de le monter. On a progressé jusqu’au high camp, puis on est parti vers le sommet avec beaucoup de neige au sol. Plus de 30cm étaient tombés dans les dernières heures. Classique de montagne : On a commencé de nuit, on a progressé sous les étoiles, on a ensuite enfilé les crampons, et on s'est attaqué à une pente de plus en plus à pic, jusqu’à ce qu'on ait atteint le sommet. Environ 800m de cordes fixes étaient à notre disposition. Il s'agit de cordes ancrées dans le sol pour faciliter le passage des grimpeurs quand la pente est abrupte. On était venu ici pour se pratiquer (il y aura beaucoup de cordes fixes entre le camp 2 et le camp 3 de l'Everest) et pour s'acclimater. Il s'agissait d'une belle pratique en altitude, sur une montagne de 6,119m ! Résultat : Sommet atteint en quelques heures et retour au camp en pleine forme. Je me sens bien et c’est super d’être en train de monter des montagnes. Ça donne de l’énergie pour la suite des choses et ça permet de compléter notre première grande rotation. En gros, l’Everest se fait en 5 grandes étapes : aller au camp de base, faire la rotation du Lobuche, faire 2 grandes rotations sur les pentes, et aller vers le sommet. J’ai maintenant 2 étapes de complétées. C’est super positif ! D’ici la fin-mai, si tout continue comme ça, je serai à l’étape 5 ! Dans les prochains jours, on va se reposer au EBC, se pratiquer à traverser des échelles (on devra traverser des crevasses) et on va bien manger. Je me prépare aussi mentalement pour la prochaine étape. Je vais aller grimper sur l’Everest ! Comme dernière note, je voudrais lever mon chapeau aux nombreuses personnes qui se rendent au camp de base de l’Everest. Pour la grande majorité des gens, le défi est de se rendre au EBC. J’ai vu des gens de tous âges et de toutes conditions donner tout ce qu’ils ont pour se rendre vers leur objectif. Bravo à toutes ces personnes qui se sont rendues au bout de leur rêve et qui ont atteint le camp de base de l’Everest. Comme on le dit ici : pour les randonneurs, le camp de base de l’Everest, c’est le trek d’une vie. Pour les grimpeurs, le sommet de l’Everest, c’est la grimpe d’une vie. Dans tous les cas, je trouve exceptionnel qu’il y ait plein de gens qui bravent le froid, l’altitude et l’inconfort relatif pour se rendre au camp de base et réaliser leur rêve. Bravo ! Je vous embrasse ! Nic First rotation accomplished !
Days are going fast. It’s paradoxal. We could think that doing camping every night for weeks and weeks would make time pass more slowly, but it’s the opposite ! Maybe also because there is so much new stuff and challenges coming every moment that the rest days are seen more like rewards than down time. In all cases, I am now at EBC since 2 days and I am getting more and more confortable in my new home. Since the last blog post, we left EBC to go back down in the valley. We went back to Lobuche base camp, but this time with the intention of going to the summit. We progressed to the high camp, then we went towards the summit with a lot of snow on the ground. More than 30cm had fallen in the previous hours. Mountain classic : Start during the night, be guided by the stars, then put on the crampons and go for the more and more steep slope. About 800m of fixed ropes were waiting for us. Fixed rope means ropes that are anchored in the ground because the hill is steep). We will have long fixed ropes lines between camp 2 and camp 3 on Everest so Lobuche is perfect practice. We also get acclimatized at 6,119m so it’s good practice ! Result : Summit within a few hours and back to camp feeling great. I am feeling good and it’s great to be in the mountains. It gives energy for the following challenge and it gives us a ‘complete’ on our first big rotation. Everest is more or less 5 big steps : Getting to base camp. Climb Lobuche. Do 2 big rotations on the slopes. Go towards the summit. I now have completed 2 steps. It’s super positive ! More or less end of May, and if everything continues like that, I should be at step #5 ! In the comming days, we will rest at EBC, we will practice crossing ladders (we will sooner than later need to cross crevasses on ladders) and we will eat well. I am getting mentally prepared for the next step. I am going to climb on Everest ! Before finishing this blog, I would like to say congratulation to the many people who go to Everest base camp. For the vast majority of people, getting to EBC is a great challenge. I have seen people of every age and every condition give all they got to get to their objective. Good job to these persons who went on to realize their dream. Like we say here : For trekkers, EBC is the trek of a lifetime. For climbers, the summit of Everest is the climb of a lifetime. In all cases, I find exceptionnal that many people go against the wind, the altitude and the relative inconfort to get to base camp and realize their dream. Congratulations ! Love you all ! Nic
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English version below Dans les derniers jours, nous sommes partis de Periche pour aller au camp de base du Lobuche. Lobuche est une jolie montagne de 6,000m qui fera partie de notre acclimatation. Jusqu'à maintenant, nous sommes allés au camp de base et au ‘high camp’ de cette montagne, puis nous sommes revenus à son camp de base. Depuis le 8 avril, nous sommes en tente (et nous serons en tente pour le prochain mois et demi). Il fait pour le moment entre -5 et -15 pendant la nuit. C’est frisquet, mais ce n’est pas encore Froid (avec un grand ‘F’). Nous avons apprécié les belles vues du Lobuche, là où nous nous sommes entraînés et où nous nous sommes habitués à l’air raréfié. Nous sommes montés à 5,100m, puis nous sommes redescendus de nouveau. C’est comme ça qu'on s'habitue. On monte, on descend. On remonte, on redescend. Et graduellement, le corps produit de plus en plus de globules rouges et permet de fonctionner. Pour donner un exemple, une personne qui se ferait téléporter à 5,000m d’altitude instantanément tomberait sans connaissance et mourrait probablement si elle n’était pas évacuée rapidement. Avec la pratique que nous avons eue, je vous écris présentement de 5,300m et je me sens en pleine forme. Je suis évidemment essoufflé dès que je marche ou que j’attache mes souliers, mais tout va bien et je continue mon acclimatation. Monter une montagne est un long processus. Surtout l’Everest ! La prochaine photo mérite une petite explication. J’avais vu quand j’étais petit une annonce de la compagnie The North Face avec des sacs d’expédition sur le dos d’un yack. Je m’étais promis qu’un jour, ce serait mon sac qui serait sur le dos d’une de ces grosses bêtes poilues. Mon sac est le rouge sur le dos du yack de gauche. Check ! Nous sommes ensuite partis vers notre objectif principal : le mont Everest. Nous sommes allés au camp de base (EBC). Une longue journée de marche nous attendait, mais nous avons été récompensés par des vues spectaculaires et par le fait de se sentir bien. Nous sommes arrivés au EBC pour nous installer dans notre nouvelle maison. Je passerai ici près d’un mois alors je dois m’y sentir bien. Dans un prochain billet, je vous ferai visiter mon nouveau domicile. Vous verrez que je suis bien installé pour être à plus de 5,000m, dans des cailloux, de la glace et de la neige ! Et j’ai même internet !
Dans les prochains jours, nous allons faire de la pratique technique et nous allons grimper le mont Lobuche. Nous allons nous pratiquer en escaladant une montagne de 6,000m. De la belle pratique! Je vous embrasse depuis le EBC ! Nic Direct from EBC, at 5,300m ! During the last days, we left Periche to go to the Lobuche base camp. This beautiful 6,000m mountain will be part of our acclimatization process. For now, we went to base camp, then high camp, then back to base camp. Since april 8, we are sleeping in tents (and will be for the next month and a half). The temperature ranges from -5 to -15 for now. It’s frisket, but not yet Cold (with capital ‘C’). We appreciated the views from Lobuche, then we trained with the less dense air. We went to 5,100m, then down. This is how we acclimatize. We go up, then down. Then up again, then down again. Gradually, the body produces more and more red cells and makes it possible to be functional. To give an example, a person being teleported directly from sea level to 5,000m would faint and probably die if not evacuated rapidly. With the practice we had, I am currently writing this blogpost from 5,300m and feeling great. I am of course out of breath as soon as I walk or tie my shoes, but everything is going well and I am continuing my acclimatization. Climbing a mountain is a long process. Especially Everest ! The photo with a yack needs an explanation. I had seen when I was young an add from the company The North Face with expedition bags tied to a yack back. I had promissed myself that one day, it would be my pack on the back of one of these furry beasts. My bag is the red one on the back of the yack on the right. Check ! We then continued towards our main objective : mount Everest. We went to EBC. A big day of walking was waiting for us, but we were rewarded with amazing views and great feelings. We arrived in EBC and got installed in our new house. I will spend more than a month here so I have to make it my home. In an upcoming blogpost, I will give a visit of my new living place. We are very well organised, especially for being on rock, ice and snow at more than 5,000m ! We even have internet ! In the coming days, we will do some technical practice and we will go to the summit of Lobuche. Practicing on a 6,000m mountain. Not bad ! Love you all from EBC ! Nic English version below Bonjour depuis les montagnes ! Depuis la dernière fois que je vous ai écrit, on a progressé dans la vallée du Khumbu. On a eu droit à des paysages spectaculaires et à une météo de plus en plus froide (quoi que ce n’est pas encore très froid comparé à ce que ça va être !). Je suis présentement rendu à Periche, à 4,200m d’altitude. Le plan dans les prochains jours sera de nous rendre au camp du mont Lobuche et de faire des rotations d’acclimatation pour 3 jours avant d’arriver au camp de base de l’Everest. Le but est d’y arriver en se sentant bien. Se sentir ‘bien’ est évidemment relatif à 5,300m d’altitude. Donc, pour résumer les derniers jours : Lukla-Petit village inconnu-Namche Bazar-Pengbouche-Periche. Le moral est toujours haut, surtout depuis qu’on a vu Sagarmatha (la déesse mère du monde, aussi appelée mont Everest). C’est tellement inspirant. La vue du sommet doit être vraiment superbe ! Je compte me faire ma propre opinion là-dessus autour de la mi-mai. Le but pour le moment est de ne pas se fatiguer et de ne pas être malade. On mange bien, on se repose bien et on s’acclimate. Tout est en ligne pour atteindre la première étape, soit le camp de base. De là, on va débuter la grimpe. Chaque étape est importante. Je ne pense pas qu’au sommet (sinon, ce serait décourageant !). Chaque journée est un sommet. Si tout se passe comme prévu, la prochaine fois que je vais écrire, ce sera depuis le camp de base (EBC) ! Je vous embrasse ! Nic Hello from the mountains ! Since the last time I wrote, we have progressed through the Khumbu valley. We had the privilege to enjoy amazing landscapes and a colder and colder climat (which is not actually cold compared to what we will live).
I am now in Periche, at 4,200m high. The plan in the coming days will be to go to Lobuche base camp and to do a few acclimatization rotations (for 3 days) before going to Everest base camp (EBC). The goal here is to get there while feeling good. Feeling ‘good’ is of course a relative therm at 5,300m high. So, to resume the last days : Lukla-small unknown village-Namche Bazar-Pengbouche-Periche. The moral is still high, especially after seeing Sagarmatha (Mother godness of the Earth, also called mount Everest). She is so inspiring. The view from the summit must be amazing ! I will do what I can to make my own opinion about that around mid-May. The goal for now is to not get tired and not get sick. We eat well, we sleep a lot and we go slowly. Everything is in line for us to get to the first goal, EBC. From there, we will start climbing. Every step is important. I am not only thinking about the summit (otherwise, it would be discouraging !). Every day is a summit. If everything goes according to plan, next time I will write, I will be at EBC. Love you all ! Nic English version below Je suis maintenant rendu dans les montagnes. Enfin ! Depuis le dernier billet, j’ai rencontré mon groupe et nous avons préparé notre départ pour Lukla. Nous sommes ensuite allés vers l’aéroport, puis nous avons attendu, attendu, attendu… Pendant plusieurs heures pour finalement nous faire dire que nous devrons attendre au lendemain pour décoller. Les conditions ne sont pas assez bonnes à Lukla pour prendre l’avion. C’est la vie ! Le lendemain, nous sommes retournés à l’aéroport, puis nous avons recommencé le processus. Attente, attente, attente… Nous avons pris nos cartes d’embarquement, puis, devant la porte de départ, nous nous sommes faits dire : pas aujourd’hui ! Mauvaises conditions à Lukla. Ahhhhh ! La 3e journée sera finalement la bonne. Nous avons refait le chemin, mais cette fois, jusqu’à l’avion, puis jusqu’à Lukla. Maintenant, nous sommes rendus dans les montagnes ! Enfin ! Nous avons enfin commencé à bouger. Quel bon sentiment. De l’aéroport, nous sommes partis vers les villages. Nous avons vu des rizières, des cols de montagne et des villages. Il nous faudra plusieurs jours avant de voir l’Everest. J’ai bien hâte de voir ce colosse ! Nous avons suivi un chemin bien dessiné d’un village à l’autre en traversant plusieurs jolis paysages et quelques ponts suspendus. Ça bouge, ça tangue et c’est haut. Amusant ! Pendant la deuxième journée de marche, nous nous sommes rendus vers Namche Bazar, une ville à 3,440m d’altitude. La journée a été agréable et dans de bonnes conditions. Nous allons maintenant profiter de l’altitude pour s’acclimater et, avec un peu de chance, prendre une douche chaude ! L’internet est intermittent et ça change d’un village à l’autre alors je ne sais pas quand je pourrai donner d’autres nouvelles. Dès que je peux, je vous reviens ! Dans tous les cas, je vais très bien et je progresse vers l’objectif ! Je vous embrasse ! Nic I am now in the mountains ! Since the last blogpost, I have met my group and we got ready to go to Lukla. We then went to the airport and waited, waited, waited,,, for many hours before being told that we will have to wait for the next day to have a chance to leave. Bad weather in Lukla. No plane flying… It’s life ! We will try again tomorrow.
The next day, we got to the airport and started the process again. Wait, wait, wait… We go our boarding passes and then, in front of the gate, we were told : Not today ! Bad conditions in Lukla. Ahhhhh ! The 3rd will be the good one. We did the path again, got to the gate, then in the plane, and off we went ! Finally ! We survived the small flight to get to Lukla. We finally started moving. Good to get the legs going. What a great feeling. We went from the airport to the villages. We saw mountains, valleys and villages. We will need a few more days before we can see the big one. I can’t wait to see mount Everest. We followed a well developped path from a village to another while seeing beautiful landscapes and crossing a few suspended bridges. They move, they shake and they are high. Fun ! During the second day of walking, we went to Namche Bazar, a city 3,440m above sea level. The day was fun and in good conditions. We will not enjoy the fact that we are a little higher to get better acclimatization. With a little luck, I will have a warm shower ! The internet is coming and going and changes from a village to another so I don’t know when I will be able to give more news. I’ll come back as soon as I can ! In all cases, I am doing great and moving towards the objective ! Love you all ! Nic English version below. Je suis arrivé ! Après 48h de voyagement et deux nuits dans l’avion, je suis débarqué à Katmandou. Comme je suis arrivé de nuit, il a été difficile pour moi de me faire une opinion rapidement sur la ville. Est-ce qu’ils m’ont donné des fleurs autour du cou pour que je ne réalise pas que ça sent un peu drôle dehors ? Je le saurai le lendemain ! Pour débuter les explorations, je suis tout d’abord allé me perdre en ville. Pas de map et pas d’objectif en tête autre que d’aller voir la prochaine ruelle qui semble intéressante. Je n’ai aucune idée où je me suis retrouvé, mais le feeling a été excellent. Les gens sont gentils, c’est chaotique à souhait et les voitures sont des kamikazes. Tout le monde bouge. C’est le temps de l’école. C’est le temps d’aller au travail. On dirait qu’ici les gens n’ont pas le temps de s’asseoir pour regarder les autos passer. Personne ne semble avoir de temps non plus pour réparer les trous dans la chaussée ou ramasser les poubelles. Bon, on n’aurait pas le sentiment de découverte si tout était parfaitement organisé ! Je me suis promené du matin au soir. Puis j’ai recommencé le lendemain. Puis je vais faire la même chose demain. Rien pour me fatiguer, mais assez pour me faire penser à autre chose que la montagne ! Et parfait pour lutter avec le 9h45 de décalage horaire (oui, 9h45). Dans les visites, il y a eu le Durbar Square où j’ai vu pleins de belles constructions, où j’ai rencontré des amis du moment (noms inconnus, mais bien gentils) et où j’ai vu une Déesse vivante. Évidemment, je ne pouvais pas prendre de photos de la Déesse, mais vous pouvez aller en voir sur google. C’est une enfant d’environ 9 ans. Faites une recherche pour le mot Kumari. Dans une autre journée de découverte, je suis allé au stupa de Swayambhunath, qui est un des plus anciens site Saint de Katmandou. J’y ai rencontré mon premier Sadhu. Assez facile à reconnaître. Le monkey temple était bien intéressant aussi, sauf quand un singe a sauté dans les airs pour me voler ma bouteille de coca cola. J’avais le bras dans les airs avec un singe au bout. Je suis aussi allé me promener autour du Boudanath, où on fait le tour en allant dans le sens des aiguilles d’une montre. Structure impressionnante ! La dernière visite pour moi a été d’aller au temple Pashupatinath, qui est un site sacré de l’hindouisme. C’est la place où les gens se font incinérer. Et tout est fait devant public. C’est difficile à croire, mais c’est un lieu important pour les Népalais parce que c’est un endroit pour en apprendre sur la vie et sur la mort. Culture différente. Difficile à voir avec notre culture étrangère, mais fascinant en même temps. Tellement de choses à apprendre. Dans les prochains jours, je vais rencontrer l’équipe, je vais dé-faire et re-faire mes sacs pour être fin prêt à aller vers le mont Everest ! Pour les curieux : Le singe n’a pas gardé mon coke ! Nic 1. Singe 0. À suivre ! Je vous embrasse ! Nic I got to Kathmandu after 48h of traveling and two nights in the plane. As I got there late at night, it is difficult for me to have an opinon. Did they give me flowers around my nek to prevent me from realizing that it’s smelling bad outside ? I will know soon enough !
To start with the explorations, I went to town. No map and no objective in mind. It’s my personal best way of visiting a town. Just go with gut feeling. From one intereting street to another. And the feeling is great. People are nice, it’s chaotic, and the car drivers are kamikazes. Everything moves. Kids going to school, people going to work. No time to watch the cars pass. Apparently, no time either to fix the potholes and to clean the trash. That being said, it would not be a feeling of discovery that much if everything was perfectly organized ! I went around from morning to dusk. And I started again the next day. Nothing to get tired, but enough to make me think about something else than the mountain ! And perfect to fight the 9 :45h jetlag (yes, 9 :45h). Visit wise, I went to Durbar Square where I saw interesting constructions, where I met new friends (no idea of their names) and where I met a living Godness. Of course, I couldn’t take picture of the Godness, but you can see some if you search it on google. She is a 9 years old girl. Look up the word Kumari. I also went to visit the Swayambhunath stupa, where I met my first Sadhu. Easy to recognize as you can see on the picture. The Monkey temple was interesting too despite the monkey trying to steal my coca cola bottle ! I had the arm in the air with a monkey at the end ! Walking around the Boudanath stupa was interesting too. Last visit was the Pashupatinath temple, an important hidouism place. It’s where the bodies are being cremated. In front of crowds. Difficult to beleive, but Nepalese people beleive it to be a good place to learn about life and death. Different culture. Difficult to watch with a foreigner’s eye, but fascinating at the same time. So many things to learn. In the next days, I will meet the team, I will do and undo the duffles again and I will finally be ready to go see Mount Everest ! For the curious : The monkey did not get my bottle. Nic 1. Monkey 0. Stay tuned ! Love you all ! Nic English version below. J’en rêve presqu’à chaque nuit depuis quelques semaines, mais on dirait que je réalise à l’instant que c’est le moment. LE moment. Je me suis préparé pendant des années et j’y rêve depuis toujours, mais le fait de réaliser que c’est en train d’arriver est un moment unique. Une sorte de mélange de nervosité et de motivation. Je suis dans les tous derniers préparatifs avant de partir. Il me reste à faire entrer tout l’équipement dans mes sacs et à aller prendre l’avion. C’est un moment excitant. J’ai fait mes devoirs. Je me suis préparé avec beaucoup de dévotion. La préparation mentale ne se fait pas en une journée. La préparation physique et technique non plus, alors de sentir que c’est enfin le moment d’aller voir cette montagne mythique est vraiment exaltant. Le sentiment est aussi différent quand je regarde les infos sur l’Everest. La route, les vidéos, les témoignages… Je les vois avec un angle différent. Avant, c’était plutôt de la curiosité. Maintenant, c’est quelque chose que je veux aller vivre. Je ne veux plus voir des photos de l’Everest. Je veux aller prendre les miennes. Plus important encore : Je ne veux plus entendre parler de l’Everest. Je veux y aller et le vivre. J’y vais motivé, concentré et en réalisant à quel point je suis chanceux d’avoir pleins de personnes qui m’aiment dans mon entourage. Vous êtes ma motivation. Je vous le répèterai dans 1 mois et demi à 8,000m d’altitude sur mon chemin vers le sommet. Donc dans quelques jours, c’est le départ officiel. Départ de Montréal le 23 mars. Début de la marche vers le camp de base autour du 2 avril. Je vous tiendrai informés. C’est le temps d’aller célébrer la vie ! Je vous aime ! Nic I have been dreaming about it almost every night for a few weeks now, but now is the moment. THE moment. I have been training for years and dreaming about it forever, but the fact of realizing that it’s currently happening is unique. A strange mix of nervosity and motivation.
I am currently in the lasts steps of my preparation. I have to make all the equipment fit in the duffle bags and then go to the airport. It’s an exciting moment. I have done my homeworks. I have prepared with great devotion. The mental part is not something you can get ready for in one day. The physical and technical parts neither, so feeling that it is now the moment to see this mystical mountain is exalting. My feeling is also different when I look at the Everest informations. The path, the videos, the interviews… I now see them with a different angle. Before, it was mainly curiosity. Now, it’s something I want to go and live. I don’t want to see photos of Everest. I want to take mine. Most importantly : I don’t want to hear about Everest. I want to go there and live it. I am going there motivated, focused, psyched and knowing how lucky I am to be surrounded by people who love me. You are my motivation. I will repeate it in a month and a half at 8,000m when I will be going towards the summit. In a few days, i twill be the official departure. Leaving Montreal on march 23th. Starting the walk to EBC (Everest Base Camp) around april 2rd. I will keep you posted. It’s time to go out there and celebrate life ! I love you all ! Nic Pour la fin de l’étape ‘Costa Rica’, j’ai repris la route seul et je me suis rendu vers les plages. Après des découvertes vraiment intéressantes dans les forêts et les volcans, je suis allé vers la partie qui rend le Costa Rica si populaire : Les vagues et le surf. Pour ces 10 jours, j’ai retrouvé mes amis chiliens et nous sommes allés vers la péninsule du Nicoya. J’ai vraiment trouvé la route touristique. Le petit sentiment de découverte qu’on peut avoir ailleurs est définitivement parti une fois qu’on arrive ici. On dirait en fait qu’il y a bien plus de touristes que de locaux (ou, autrement dit, plus de gringos que de ticos). Mais tout ça, je le savais. Je voulais une place agréable pour passer mon temps et je l’ai trouvée. Belles plages, surf à volonté et derniers entrainements avant mon objectif d’avril et mai. Oh, et beaux couchers de soleil en prime. La première destination a été Playa del Coco où nous sommes allés nous promener un peu. La place était bien, mais sans plus. On a donc décidé de continuer dans la péninsule dès le lendemain. Un autre dilemme s’est proposé à moi : 25$ pour 15h d’autobus ou 50$ pour 5h en voiture climatisée. Évidemment, ce n’est pas vraiment un dilemme. Voiture it is ! On s’est rendu à la plage de Samara où on a trouvé une bonne vibe, de belles vagues et de la bonne plongée. Activités obligent, on est restés un peu plus longtemps. La plongée a été très intéressante, mais je dois avouer que j’ai vécu les plus forts courants que j’ai jamais connus (et de beaucoup). Il fallait s’accrocher aux roches pour ne pas se faire tirer trop loin. Vraiment un gros challenge. Très intéressant par contre. Voir ci-dessous une photo extraite d’une des vidéos de la plongée : Après ça, on s’est rendus vers Santa Teresa (à défaut d’aller vers Montezuma vu que tout est booké d’avance (on est vraiment entourés de touristes ici !)) où les vagues de surf sont superbes (certaines à plus de 3m, ce qui est trop pour moi) et où la nourriture est bonne. Il y a des avantages à être avec les touristes quand on veut bien manger ! Donc ça résume mes 10 derniers jours. C’était surtout une préparation mentale et physique pour mon projet au Népal. Je suis plus prêt que jamais. Bring it.
Dans 2 semaines, je serai en route vers Katmandu. C’est presque le moment ! En attendant, un peu de temps avec mes proches. Tonton Nic a un p’tit nouveau dans la famille à aller saluer ! Je vous embrasse ! Nic Depuis qu’on vous a donné des nouvelles la dernière fois, on a traversé le pays au complet (quelques heures de route) et on est allés vers une destination qu’on nous avait chaudement recommandé : Le parc de Corcovado. On est arrivés en fin de journée avec l’intention d’aller dans le parc le lendemain, mais on a appris que c’était complet… Seule possibilité : 3 jours plus tard… Parfois, il faut croire en sa bonne chance. On est allés demander à l’organisateur du tour et ils nous ont appris qu’un guide s’était libéré pour le lendemain et que nous pouvions y aller pour 2 nuits comme on voulait. Good ! Dans notre temps en ‘ville’ avant d’aller vers le parc, on a fait un tour de kayak dans les mangroves et on a bu plusieurs shakes aux fruits. Un beau moment. Puis on est allés vers le grandiose Corcovado. C’est quoi cet endroit ? C’est un grand parc où il est très difficile d’avoir accès et où il y a une des plus grandes biodiversités du monde. Rien de moins. On a marché pendant toute la journée à découvrir des dizaines et des dizaines d’animaux et de plantes. Il faisait terriblement chaud et il y avait des milliards d’insectes, mais ce n’était pas grave. C’était unique comme découverte. Pendant la journée 2 (et après 23km de marche la veille), on s’est promenés pour découvrir la faune du parc. On a vu encore plus de trucs intéressants. C’est sans fin tout ça ! Ce qu'on aurait trouvé par nous-même sans l'aide du guide: Et maintenant, ce que le guide nous a permis de trouver: Pour la troisième et dernière journée, on est partis à 4h du matin pour retourner vers la civilisation. On a du partir aussi tôt parce qu’il y une marée qui monte et un passage difficile sur le chemin. Si on prend trop de temps, on sera dans les cailloux et l’eau. On a marché à bon rythme le long de la plage en suivant des traces de tapirs jusqu’à ce que le soleil se lève. Quel spectacle sur l’océan ! C’est inspirant. La dernière étape de notre périple aura été de retourner jusqu’à San Jose en passant par la côte. Un beau coucher de soleil de plus sur notre aventure costaricaine.
Dans le dernier billet, on m’a demandé ce que j’entends par ‘être loin des sentiers battus’ au Costa Rica. C’est vrai que dans ce pays, tout est hyper organisé et la structure touristique est immense. On ne se sent jamais vraiment comme un explorateur (sauf en milieu de journée dans la forêt du Corcovado)… Mais en général, quand c’est écrit que c’est compliqué de s’y rendre, que la route est mauvaise, qu’il y a un chemin plus simple ou que c’est carrément pas sur le GPS, c’est bon signe pour aller goûter un peu autre chose. Oh, avant d’oublier : Message à celui qui a volé notre serviette de douche usagée à Corcovado : On a pitié de toi alors on te pardonne. Dans la prochaine semaine et demi, je serai dans la péninsule du Nicoya pour surfer et pour terminer mon entrainement. Une petite pensée pour la vague de froid du Québec (poudoum tish !). On vous embrasse ! J’avais lu et entendu beaucoup sur le Costa Rica avant de m’y rendre. Je dois même dire que j’avais peur un peu. Peur que ce soit démesurément touristique et sur-organisé… On a tenté de créer un itinéraire pour fuir autant que possible les hordes. Nouvelle pour ceux qui envisage le Costa Rica ‘off the beaten path’ : Il y a de l’espoir. C’est possible pour une bonne partie des visites. Et ça vaut vraiment la peine ! On est partis de la capitale San Jose (capitale endormie) à bord de notre gros 4x4 (super !) vers le volcan du Turialba. C’est un volcan dans un parc complètement fermé. Accès interdit. Trop d’activité sismique. C’est pour ça qu’on a choisi d’y aller. La vue était très intéressante, mais le village abandonné à la base du volcan et le hors piste complètement seuls a été encore mieux ! On s’est ensuite rendu à Irazu où on est allé voir un volcan plus organisé et développé. Tout coûte cher au Costa Rica. 15$ par personne pour une visite de 15 minutes. Mais bon, ce sont les prix ici. Sur le chemin, on a trouvé un mini restaurant de Tico (expression pour dire costaricain) où on étaient seuls et où on a eu une belle vue sur la vallée. Un beau moment. On est ensuite allés vers le volcan très populaire de Poas. On est arrivés dans un épais brouillard. Aucune vue… Déception… Puis on attendus et on a été récompensés. Presque pas de touristes et cette vue : Les découvertes suivantes ont été dans ce qu’on appelle les ‘cloud forests’ (forêts de nuages). On est allés à celle de Los Angeles et à Monteverde. On s’est amusés à se promener et à chercher les millions d’habitants de ces forêts. Des mammifères, des insectes, des oiseaux, des reptiles. Il y a de tout et en quantité impressionnante. Le saut qu’on a fait quand on failli marcher sur un serpent (non-venimeux) de 1 mètre de long ! Ouf ! Le temps a passé vraiment trop rapidement dans cette première semaine. La route n’est pas longue, mais elle est sinueuse et il y a toujours quelque chose à voir. Vraiment intéressant. Dans la prochaine semaine, on va traverser le pays au complet (6 heures de conduite) pour nous rendre dans une péninsule sauvage et pour voir les plages un peu. À suivre pour la suite de l’aventure. Est-ce que c’est possible de voir un Costa Rica pas trop touristique ? Oui, c’est possible. Il faut être prêt à se perdre, à traverser des rivières en 4x4 (définitivement une de mes parties préférées !), à demander son chemin souvent et à devoir improviser un peu… Mais c’est totalement possible et grandement appréciable !
On vous embrasse ! Nic Ça peut faire peur, c’est vrai. C’est l’inconnu. Pas de préparation, pas de filet, pas de support… Et même pas quelqu’un avec qui partager le moment. Mais est-ce que de voyager seul veut dire qu’on est seul toujours ? Non, pas du tout… Quand je préparais mon voyage en Asie (il y a déjà plusieurs années), j’avais envisagé la possibilité d’y aller seul. Mais ça me faisait peur. Puis j’ai eu la chance d’avoir un ami qui est embarqué dans le projet avec moi. Je n’aurai pas eu à me promener en solo. Ouf ! Mon voyage en Amérique du Sud et Centrale a été plutôt différent à date. Avec les années qui ont passé, j’ai appris que finalement, voyager seul n’est pas du tout ce que je croyais. Il y a certes des inconvénients, mais il y a aussi des avantages. Je paie plus cher pour dormir, je mange souvent en lisant un livre et je ne partage pas tous ces beaux moments avec quelqu’un que j’apprécie. C’est vrai. Mais je suis allé selon mes goûts et humeur à tous les jours, j’ai pratiqué mon espagnol plus que jamais et j’ai rencontré des dizaines d’autres personnes avec qui j’ai pu échanger et vivre de bons moments. On m’a demandé à quelques reprises pendant mon séjour au Panama si j’avais peur d’être seul. On m’a aussi demandé si je m’ennuyais. Je suis resté surpris de ces questions. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer et je n’ai pas eu peur pour ma sécurité une seule fois. Et la vérité, c’est que je suis seul seulement quand je veux l’être. Il y a des gens de tous les coins du monde (et des locaux) avec qui je peux partager. Évidemment, les conversations sont souvent de premier niveau (on ne se connaît pas après tout). Hey, what’s your name ? Where are you from ? For how long have you been traveling ? That’s great ! Ça fait malgré tout plaisir de pouvoir partager un beau lever de soleil ou une chute oubliée avec les ‘amis de route’. Parce qu’au fond, on partage un moment, puis on se dit au revoir. Comme tant de situations dans la vie. Le bonheur se partage, évidemment. Certaines personnes passent et on ne les revoit jamais. D’autres restent là pour toujours. Et de pouvoir se rappeler des moments forts quelques années plus tard avec les ‘amis de route’ qui sont devenus des gens importants dans nos vies est grandement appréciable. Donc il y a quoi sur la route ? Des rencontres, des histoires, des aventures et de l’introspection. Le fait d’y aller au feeling chaque jour donne quoi ? On manque certainement pleins d’attraits touristiques ‘typiques’, mais on vie autre chose et on apprécie le moment. Donc j’ai quitté le village de Boquete (du sommet du volcan Baru on peut voir l’océan Atlantique (mer des caraïbes) et l’océan Pacifique !) après avoir apprécié la nature luxuriante et de la vie simple des montagnes. Je suis retourné à Panama City et je suis prêt pour la prochaine étape de mon voyage. Voyager seul est évidemment solitaire, mais ça ne veut pas dire que je ne pense pas aux gens que j’aime. Ça me fera pleins d’histoires à vous raconter !
Est-ce que c’est mieux de voyager seul ou accompagné ? Je pense qu’en voyage comme dans la vie, il est plus agréable d’être bien accompagné que d’être seul, mais vaut mieux être seul que mal accompagné. Est-ce que voyager seul fait peur ? Non, pas plus qu’autre chose. La différence, c’est que je suis le seul à rire du fait que je suis le seul aux cheveux d’une autre couleur que noir dans le bus publique d’environ 90 passagers. Et est-ce que je suis content d’être accompagné pour quelques semaines au Costa Rica ? Évidemment ! Je vous embrasse ! Nic |
Nic DumesnilPour me suivre dans mes voyages, mes expéditions, mes aventures et mes projets. Archives
October 2022
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